jeudi 19 janvier 2012

Ou en sont les millésimes

Où en sont les millésimes ?

Pour le Rouge :

Le 2006 est au mieux en ce moment. Il a atteint sa maturité, toujours sur le fruit, un bel équilibre en bouche et une finale très soyeuse. C’est l’archétype d’un authentique Pessac-Léognan.

Le 2007, tellement décrié à sa sortie en primeur est en rupture partout, c’est un vin plaisir, à boire en ce moment, quand on arrive à en trouver.

Le 2008 continue à bien évoluer, il devrait atteindre l’élégance que l’on attend de lui d’ici quelques mois. Grâce à son potentiel d’évolution, c’est le millésime que l’on recommande, si le vin doit voyager loin. En effet, les variations de température que les vins subissent au cours de leur transport accélèrent leur vieillissement. Les anciens ne disaient-ils pas qu’un vin qui passe la Loire a vieilli d’une année ?

Le 2009 reste un vin au fruit de raisin bien mûr, très présent aussi bien au nez qu’en bouche. Il est d’une grande souplesse et très charmeur. Comme beaucoup de 2009, il n’a pas un potentiel de garde très important : 4 à 5 ans. Nous le recommandons à la dégustation dès maintenant.

Le 2010 est en cours d’assemblage pour une mise en bouteille courant avril. C’est un grand millésime, de garde, avec une très grande puissance tannique mais des tanins tout en finesse, un bel équilibre et une grande longueur en bouche. Son passage en barrique neuve (50% de la récolte) lui a permis de fondre tous ses tanins tandis que le vin a absorbé les tanins du bois que l’on ne retrouve pas dans le vin. En effet, tous les tanins du bois sont les même dans le monde entier, on ne peut pas revendiquer faire des vins de « terroir » si le bois est dominant dans la dégustation.


Pour le Blanc :

Les deux dernières récoltes (2009-2010) ont été très faibles et nous sommes en complète rupture sur le blanc, tous millésimes confondus.

Le 2011 se repose avant sa mise en bouteille prévue courant avril. Nous avons déjà des demandes sur ce millésime, mais les vins de Haut-Lagrange nécessitent quelques mois d’adaptation en bouteille avant de révéler leur qualité.

Pendant ce temps, la taille ainsi que les travaux de la vigne avancent normalement dans un hiver marqué par la douceur et une pluviométrie qui n’a rien d’excessive.

Avec les sentiments les meilleurs de Francis Boutemy

jeudi 22 décembre 2011

Joyeux Noël

En cette fin décembre 2011, la taille de la vigne a bien avancé, les dernières expéditions pour les fêtes sont achevées, toute l’équipe de Haut-Lagrange va prendre un repos bien mérité, une permanence est cependant assurée à la propriété entre Noël et Premier Janvier.

Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année, à l’année prochaine.

Toute l'équipe du château Haut-Lagrange et
la famille Boutemy

mardi 11 octobre 2011

Jacques Dupont et Haut-Lagrange

Jacques Dupont et Haut-Lagrange

Jacques Dupont est le spécialiste vin du magazine « Le Point », un journaliste dont les avis font autorité notamment lorsqu’il faut fixer le prix de sortie primeur de certains Grands Crus.

Il a écrit un livre sur les vins de Bordeaux « Jacques Dupont, le Guide des Vins de Bordeaux » en visitant chaque propriété évoquée dans son livre.

Je reprends quelques phrases de sa préface :

« Ce livre n’est pas objectif, c’est juste un livre de bonne foi comme disait Montaigne.
J’aime les vins élégants, harmonieux…je n’aime pas les vins monstrueux…
J’aime les vins qui donnent envie…
J’aime des vins qui font appel à l’intelligence et à la sensibilité
J’aime les gens qui cherchent et qui doutent…
A partir de là, même si je déguste à l’aveugle, je ne prétends pas à l’objectivité. L’honnêteté suffira. »

C’est un livre savoureux et distrayant.

Il est venu à Haut-Lagrange, accueilli un soir par Catherine et Sandrine pour déguster 10 millésimes de blanc et rouge Il en est sorti un texte fort sympathique sur la propriété et sur moi-même.

Dans sa tournée de promotion, des dégustations ont été organisées. Jacques Dupont a choisi Haut-Lagrange pour présenter la région des Graves et de Pessac-Léognan. Nous lui avons proposé le millésime 2002 qui était coup de cœur dans le numéro spécial primeur du Point en mai 2003, bis repetita placent, le millésime 2010 dans le numéro spécial primeur du Point de mai 2011 était coup de coeur.

Je reviens sur la fin de sa préface :

« Ce livre est une histoire. Quand il y a de l’humain, il y a des histoires à raconter, des changements, des parcours, des aventures, des expériences… Rien que du bonheur pour les curieux. »

Les Grands Bordeaux par Jacques Dupont, édition Grasset

vendredi 19 août 2011

Lettre à nos renvendeurs

Cher Monsieur, chère Madame,

Cette année, nous vendangerons plus tôt que d’habitude. La sécheresse sévère durant le printemps (près de 4 mois sans pluie significative) et une chaleur inhabituelle, ont accéléré la pousse de la vigne. Le 25 juillet, la mi-véraison était atteinte et selon un modèle basé sur l’expérience et les dires des anciens, nous pourrons récolter le blanc 5 semaines après, le merlot, 6 semaines, le cabernet-sauvignon, 7 semaines, à quelques jours près…

Les 90 millimètres de pluie tombés entre le 14 juillet et le 5 août (normalement 60/70 mm) ont permis au raisin de gonfler tout en restant de petite taille. Millésime 2011 bon millésime ? nous en avons l’espoir mais il faudra attendre que le raisin soit dans la cuve pour en avoir la certitude.

La vie de nos millésimes en chai.

Nous avons connu une affluence record de visite à la propriété cette année. Nous proposions à la dégustation le 2006 et le 2008. Unanimement, le 2006 rencontrait la préférence des visiteurs comme un vin ayant du fruit, de la finesse, de l’élégance. Ce millésime est à son apogée et est à recommander. Le 2008 peut encore s’affiner et sera au mieux d’ici 2 ans.

Le 2009 a été embouteillé en juillet. C’est un vin tout en rondeur, de saveur harmonieuse avec une finale longue et soyeuse. Il est très bien à boire dès cet hiver, il est inutile de faire de ce millésime un fond de cave. Nous allons vivement le recommander à la vente dès ce mois de septembre, répondant ainsi à la forte demande des consommateurs sur ce millésime.

Après 2 récoltes de blanc 2009/2010 très faibles (moins de 2.000 bouteilles par an) du fait de la restructuration de la propriété en 2009, nous allons retrouver en 2011 une production à peu près normale soit environ 6.000 bouteilles.

Ainsi, nous préconisons la vente du 2006 et du 2009 rouge pour une consommation rapide, le 2008 rouge comme vin de garde.

Bonnes ventes sur ce 2ème semestre 2011

lundi 16 mai 2011

Coup de Coeur pour le 2010

Château Haut-Lagrange 2010 Pessac-Léognan



Déjà coup de cœur pour le millésime 2002, Jacques Dupont reconnu comme l’un des meilleurs dégustateurs actuels, décerne dans le numéro spécial Primeur « Le Point » daté du 12 mai 2011, un autre coup de cœur pour le millésime 2010 avec le commentaire suivant :

Fruits noirs, poire, joli nez original, bouche très fondue, soyeuse, douce, un peu serrée en finale ; joli fruit, beaucoup de délicatesse.
A boire dès 2014, garde 15 ans

Ce numéro spécial du « Point » est chaque année, l’une des principales références en ce qui concerne les dégustations des Bordeaux en Primeurs ; une reconnaissance de la qualité des vins de Haut-Lagrange, par un spécialiste, amateur de vins authentiques.

Le château Haut-Lagrange rouge 2010 a été présenté ce jeudi 12 mai au soir, avec les autres « coups de cœurs » toutes appellations confondues, au Bistrot du Sommelier à Bordeaux, à l’ensemble des acteurs du monde du vin de Bordeaux, en présence de Jacques Dupont et du rédacteur en chef adjoint du magazine.

jeudi 7 avril 2011

Le Grand Conseil du Vin de Bordeaux à Stuttgart

Lorsque le prestige des vins de Bordeaux est associé au prestige de la haute technologie allemande.

Ce week-end du 11 au 13 mars 2011, une importante délégation du Grand Conseil du Vin de Bordeaux s’est déplace à Stuttgart pour la création d’une nouvelle commanderie du vin de Bordeaux dans cette ville. C’est la 78ème commanderie dans le monde.

Pour la réception de la délégation conduite par le Grand Maître E. Cruse, nos amis allemands ont mis en placet un emploi du temps particulièrement riche et passionnant.

Dès le vendredi soir, nous avons été accueillis au restaurant Ochsen, à Uhlbach (tout à côté de Stuttgart) où il nous fut servi un repas typique du Bad-Wurtemberg avec des vins issus de cépages locaux comme le trolinger : "Rencontre de Bordeaux et Württemberg" Sympathique soirée au cours de laquelle nous avons fait plus ample connaissance avec les futurs commandeurs, Le restaurant est tenu par 2 sœurs qui perpétuent une tradition culinaire héritée de leurs grands-parents.

Le samedi matin, visite d’une exploitation viticole, le vignoble autour de Stuttgart est reconnu comme produisant des vins de grande qualité. Une dégustation nous a été offerte par un groupe de jeunes vignerons regroupés au sein d’une association qui leur permet de mettre leur savoir en commun ainsi que leurs réseaux de vente. J’avoue avoir appris des choses ce jour-là et qui méritent réflexions…

Le directeur du musée Porsche nous attendaient ensuite pour une visite et un déjeuner. Ce musée est l’un des plus beau au monde au point de vue architectural, quand à ce qu’il expose, c’est du rêve à l’état pur. Les dames de notre délégation, habituellement peu portées sur la mécanique même Porsche… ont aimé se faire photographier auprès des modèles d’exception en exposition en faisant bien préciser qu’évidemment la photo serait pour leur fils !!!

Retour à l’hôtel soit en Porsche Cayenne S soit en Panamera. Inutile de dire la sensation que l’on éprouve dans ces voitures.

Le chapitre du samedi soir a vu l’intronisation de monsieur Heinz Lenz comme maître de la commanderie du vin de Bordeaux à Stuttgart ainsi que l’intronisation de 14 commandeurs, officialisant la naissance de la commanderie du vin de Bordeaux à Stuttgart.

Cette cérémonie s’est déroulée après une visite du musée Mercédès commentée par un guide francophone et au milieu de prestigieuses voitures. Après un diner au cours duquel de magnifiques vins de Bordeaux ont accompagné des plats de grande qualité, où l’harmonie des saveurs avait été travaillée par notre ami Markus del Monego, meilleur sommeiller du monde, nous fûmes raccompagnés à notre hôtel en Mercédès 400 hybrid.

Cette soirée fut un grand moment de convivialité et de partage. Nous l’avons vécu comme une grande chance de pouvoir côtoyer et même profiter de choses qui demandent un tel savoir faire.

Mais le lendemain midi…, nous avions apporté une cinquantaine de vins de Bordeaux, toutes appellations confondues, une centaine de personnes s’étaient inscrites pour déguster ces vins autour d’un buffet succulent. Cette dégustation avait lieu dans les salons du musée Maybach, fabriquant des voitures de grand prestige devenue une filiale de Mercédès . Peu de mots pour décrire les modèles exposés, seulement un grand respect pour les personnes qui par leur savoir, leur expérience peuvent concevoir de si belles mécaniques.

Le nec plus ultra arriva en début d’après-midi lorsqu’il me fut permis d’essayer sur l’autoroute autour de Stuttgart une Mercédès SLS AMG, l’un des modèles les plus sportifs de
la marque. Concentration maximum, un tel engin avec la puissance développée vous emmène à 100 km/heures en moins de 5 secondes, je suis passé de 120 à 180 par un léger appui sur la pédale d’accélérateur et dans les virages, il est inutile de ralentir, la voiture est collée à la route. Un pur bonheur qui a duré 30 minutes.

Pourquoi je raconte cela ? D’abord pour dire que grâce à ce produit conviviale que l’on a plaisir à faire d’année en année, il m’est arrivé de vivre des situations uniques et ce Week-end, c’en fût une.

Mais surtout, c’est éprouver une grande fierté que nos vins de Bordeaux soient associés à ce qu’il y a sûrement de plus beau, de plus abouti dans la technologie automobile. Nous aurons à cœur de recevoir nos amis commandeurs en leur montrant notre savoir-faire, en leur faisant déguster nos vins, en les associant à l’élaboration de ces grands vins de Bordeaux tant reconnus, en leur faisant découvrir ce que ces vins ont de subtils et d’unique et qui restent parmi les meilleurs produits sur notre planète,.

jeudi 10 mars 2011

Des mauvais goûts? 1er chapitre

Autrefois, le bouchage des bouteilles se faisait avec des bouchons utilisés à l’état brut ; Je me rappelle les mises en bouteilles directement à la barrique, le bouchon était trempé dans une eau bouillante avant d’être compressé par une boucheuse manuelle. Il pouvait s’en suivre des goûts bien particuliers sur un certain nombre de bouteilles.

De plus, à l’époque, la fermentation malo-lactique n’était pas connue (fermentation qui a lieu après la fermentation alcoolique qui sous l’influence de bactéries, transforme l’acide malique –acide fort – en acide lactique – acide faible). Elle se faisait parfois en bouteille si elle ne se déclenchait pas spontanément. Cela donnait un petit pétillant au vin qui augmentait le nombre de bouteilles à défaut.

Maintenant, la qualité des bouchons est bien maitrisée par les bouchonniers, les mises en bouteille se font avec des groupes d’embouteillage aux normes d’hygiène très strictes. Les problèmes de la fermentation malo-lactique sont résolus, vin est maintenu dans de bonnes conditions d’élevage.

Il n’en reste pas moins que l’organisme interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) pratique régulièrement des tests en achetant dans le commerce des bouteilles de différentes appellations pour vérifier la bonne qualité organoleptique du contenu. Il s’avère que l’on trouve entre 3 à 5% de « mauvais » goûts dans les bouteilles. Paradoxalement, certains « mauvais » goûts étaient à une période récente, considérés comme exhalant des parfums de sous-bois, de vieux cuir et était alors mis en avant par les dégustateurs comme étant des arômes complexes qui ne faisaient que renforcer la qualité du vin. Les chimistes sont mis en évidence ces odeurs particulières que l’on appelle odeurs d’Ethyle 4 Phénols, qui sont en fait des déviations du vin dues à des bactéries les brettanomycesses, c’est devenu depuis un critère de mauvaise note pour un vin !!!

Que penser de tout cela ?

lundi 10 janvier 2011

Le journal Sud-Ouest dans son édition du samedi 8 Janvier 2011, a publié un article qui nous a particulièrement fait plaisir. Vous pourrez y avoir accès en recopiant le lien ci-dessous

http://www.sudouest.fr/2011/01/08/petit-chateau-grands-projets-284664-2957.php


Avec mes sentiments les meilleurs

Francis Boutemy

lundi 22 novembre 2010

Portes Ouvertes 4 & 5 décembre à Haut-Lagrange

L’opération Portes-Ouvertes des Pessac-Léognan, à Haut-Lagrange aura lieu les 4 et 5 décembre prochains. Ce jour là, tout le monde est sur le pont, collaborateurs, famille, amis de la famille, au total 8 personnes pour vous accueillir pendant ces 2 jours entre 10 heures et 18 heures.

A cette occasion, nous ferons déguster comme d’habitude les différents millésimes à la vente.

Nous accueillerons dans nos chais l’exposition d’œuvres très originales de deux jeunes artistes russes Volga Voronoskaia et Léna Tereshonok.

D’autre part, nous aurons un atelier chocolat les samedi et dimanche à 15h et 16h30, ainsi qu’un atelier truffe, mais attention pour ce dernier, c’est un peu tôt en saison, il faudra juste souhaiter que la récolte des truffes ait commencé.

Nous sommes plus disponibles pour vous accueillir le samedi matin et le dimanche matin ou en début d'après-midiles deux jours.

Avec les meilleurs sentiments de Francis Boutemy

mardi 2 novembre 2010

2010, encore une année bénie des Dieux

2010,
Encore une année bénie des dieux…




Le mois de juillet fût chaud, sec, le mois d’août également chaud et très sec.

La vendange était comme l’an dernier parfaitement saine, le temps au beau fixe avec de belles journées et des nuits fraîches dès le début septembre, nous a permis d’optimiser la date des vendanges.


Le blanc.

Le Sauvignon a été ramassé le 20 septembre ; en Pessac-Léognan, nous étions dans les premiers à démarrer le sauvignon pour privilégier la fraîcheur du fruit.

Le Sémillon a été récolté dès le 24 septembre, il était mûr et très sain, à la dégustation, il présentait des arômes présageant d’une belle complexité une fois la fermentation finie.

Un degré d’alcool correct, une bonne acidité, du fruit, de la fraîcheur, de la complexité, toutes les caractéristiques d’un blanc de Pessac-Léognan avec son aptitude à bonifier sur 3 à 5 années en bouteille.


Le rouge.

Les Merlots : Les prélèvements effectués avant la vendange montraient un indice de tanins très élevé, un degré potentiel dépassant les 14,0°, une acidité normale laissant ainsi espérer une belle qualité de récolte qui dura 4 jours à partir du 27 septembre.

La déception venait des rendements relativement faibles, essentiellement dus à la taille des graines. Une graine de merlot pèse en moyenne 16 à 18 grammes, cette année à Haut-Lagrange, du fait de la sécheresse, elle pesait 12 grammes, d’où un phénomène de concentration du jus. Il convenait alors de gérer les fermentations en finesse pour préserver le fruit et extraire les tanins de qualité, ce qui fut fait !!!

Les Cabernets-Sauvignons : surprise, surprise…de mémoire d’œnologue lors des analyses d’avant vendange, nous n’avions jamais vu des résultats aussi élevés en concentration de tanins, en maturité des pépins et en potentiel d’extractibilité de ceux-ci. Les degrés potentiels étaient de 12,5° avec une acidité moyenne de 3,5 grammes, vendange sur 6 jours à partir du 7 octobre.

Le résultat après fermentation est un indice de tanin jamais atteint à Haut-Lagrange (moyenne 55 à 60, cette année ils vont de 80 à 90), tout en gardant une fraîcheur (le fruit) très intéressante.


2010 encore un beau millésime, pourquoi ? La production de vin de Bordeaux a bien évolué ces dernières années. Plusieurs facteurs y contribuent :

 Le changement climatique. Sans doute moins de pluie et une température moyenne en hausse. Les observations météorologiques montrent que ce n’est pas tant la température diurne qui est en hausse mais la température nocturne. Or, le démarrage de la végétation est directement lié à la température moyenne et au réchauffement du sol au sortir de l’hiver, facteur de précocité. L’alimentation hydrique du pied de vigne joue également un rôle important au moment du gonflement de la baie de raisin et de son mûrissement, l’effet sécheresse donne des raisins plus concentrés.

 Une meilleure connaissance du végétal et de la vinification. C’est à mon sens le principal facteur d’amélioration de la qualité de nos vins. Citons :
o une bonne gestion des engrais qui permet de juste couvrir les besoins de la vigne,
o une bonne maîtrise de l’entretien des sols avec du matériel adapté,
o une bonne gestion des traitements permettant d’apporter au bon moment la bonne dose au bon endroit en faisant jouer les synergies entre produits, nous avons ainsi divisé par 2 les doses de matière active à l’hectare en quelques années,
o une gestion prévisionnelle de la récolte permettant de ne garder sur le pied de vigne que les meilleures grappes lors des vendanges en vert du mois d’août. La vendange en vert consiste à sélectionner les grappes en fonction de leur position et de leur nombre pour éviter une dilution du potentiel qualitatif développé par chaque pied de vigne.
o Une compréhension des processus physico-chimiques de la vinification grâce aux travaux de la faculté d’œnologie de Bordeaux.

Nous obtenons ainsi une bonne homogénéité des raisins au niveau maturité, une précocité certaine qui nous permet de ramasser des raisins lorsque le temps est plus favorable (Une dizaine de jours de gagnés en l’espace de 30 ans). Nous vinifions un raisin qualitatif.

2009 est un millésime délicieux avec un potentiel de garde moyen dû à une acidité faible, un Ph élevé. 2010 est un millésime très beau, dans lequel le fruit aura été préservé tout en ayant une structure tannique forte qui reste cependant dans la finesse. Ce millésime a un fort potentiel de garde. Rendez-vous dans deux ans, où l’on pourra juger ce troisième grand millésime (2008, 2009, 2010) après sa période d’élevage (40% de la récolte va passer en barrique neuve, le reste en cuve). Sa mise en bouteille est prévue en juin 2012.

Avec les sentiments les meilleurs de Francis Boutemy

A Léognan, le 2 novembre 2010.

lundi 18 octobre 2010

La 20ème vendange

La 20ème vendange de Haut-Lagrange

La 20ème vendange de Haut-Lagrange a pris fin ce jeudi 14 octobre sous un ciel radieux.

Le ramassage des Cabernets-Sauvignons s’est déroulé dans les meilleures conditions climatiques possibles et un état sanitaire, comme l’an dernier impeccable.

Nous avions atteint la bonne maturité, celle qui permet de garder un bon équilibre alcool/acidité, un potentiel de tanins rarement atteint, leur bonne extractibilité, des pépins bien mûrs.

Il reste maintenant à confirmer tout cela par une bonne gestion des fermentations, qui pour le moment se déroulent sans soucis avec des couleurs très intenses.

Les premières cuves de Cabernet-Sauvignon vont se terminer dans la semaine, nous serons alors fixé sur leur potentiel qualitatif. S’il est à la hauteur des merlots et tout porte à le croire, alors nous aurons un troisième grand millésime.

Notre prochain rendez-vous est le jeudi 21 octobre 2010…

jeudi 7 octobre 2010

En route pour une belle récolte 2010

En route pour une belle récolte 2010.

Dernier round pour les vendanges 2010 avec le ramassage des Cabernets Sauvignons qui démarre ce jeudi 8 octobre pour 5 à 6 jours de ramassage.

Les blancs ont fini leur fermentation, ils développent déjà des arômes d’agrumes pour les Sauvignons, des arômes de fruit exotique pour les Sémillons, un bel ensemble comme on les aime et que l’on va encore élever 8 mois.

Les merlots finissent également leur fermentation, les indices de tanins sont très élevés, leur extractibilité excellente. Nous allons nous attacher sur ces fins de fermentation à garder le fruit et la finesse qui reste l’apanage des vins authentiques.

La sécheresse que nous avons connu en juin et juillet n’a pas permis au raisin de grossir, le poids d’une baie cette année à Haut-Lagrange était en moyenne de 12g, le poids normal est entre 16 et 18 grammes, ce qui explique la concentration que l’on retrouve au niveau des moûts et cette couleur intense caractéristique des années qualitatives. Par contre, les rendements seront faibles.

Ce 8 octobre, nous allons ramasser quelques 400 graines prises au hasard sur les parcelles de Cabernet-Sauvignon pour déterminer les concentrations de tanins et ainsi mieux gérer les fermentations du raisin que l’on va ramasser ces jours prochains.

Attendons de voir ce que donnent ces Cabernets après fermentation, mais se dessine déjà une belle trilogie de grand millésime : 2008-2009-2010 à l’instar des 1988-1989-1990.

mardi 21 septembre 2010

Stop & Go

Stop and Go



Petite matinée de vendange ce lundi 20, les sauvignons ont été ramassés rapidement dans des conditions idéales de temps. Les équilibres alcool/acidité sont parfaits, le jus d’une belle douceur et d’une grande finesse.

Les sémillons vont encore attendre pour gagner en maturité et en potentiel aromatique. En 8 jours de temps, depuis les derniers prélèvements, le progrès a été impressionnant, alors attendons 8 jours de plus…

Le ramassage des merlots a commencé ici et là. Ils sont chez nous presque mûrs, le temps prévu cette semaine (notre météo, consultée 2 à 3 fois par jour ne s’est guère trompée cette année) va nous aider pour finaliser une belle maturité. Les vendangeurs sont convoqués pour 4 jours de travail le lundi 27 septembre.

En attendant, nous refaisons les extérieurs, ayant à cœur de présenter aux visiteurs de Haut-Lagrange qui sont de plus en plus nombreux, une belle propriété.

Et puis, tous nos efforts portent sur la réalisation du site internet bordeauxcaracteres.com, site marchand de vins de Bordeaux qui nous a demandé presque une année de travail. Il va être en ligne à partir de la fin de semaine avec le paiement sécurisé par carte bancaire.

Nous y proposons un peu plus de 60 vins de Bordeaux et évidemment les millésimes de Haut-Lagrange à la vente.

Le Stop, c’est pour cette semaine, le GO, c’est pour lundi 27.

Avec mes sentiments les meilleurs.


Francis Boutemy

mercredi 28 juillet 2010

Un Grand Tour à Haut-Lagrange

Un grand Tour à Haut-Lagrange

Comme prévu, une équipe de la télévision flamande sous l’autorité du journaliste Alain Bloeykens, est venu filmer une propriété viticole sur la route du Tour de France, ce vendredi 23 juillet. Le choix de la propriété s’était porté sur Haut-Lagrange.

Pour l’occasion, il avait été demandé au grand champion belge des années 1970 Walter Goodefrot, de venir voir passer les coureurs tout en étant reçu à Haut-Lagrange.

Walter Goodefrot avait gagné trois fois à Bordeaux lors du Tout 68, 72, 73 puis avait, pendant 24 ans, été le manager de plusieurs équipes dont celle d’Eddy Merckx et Jan Ulrich.

Arrivée de tout le monde à 12 heures, après les accès étaient bloqués jusqu’au soir 18 heures. Au cours de la visite des chais et un exposé sur vignoble de Bordeaux, nous passions à la dégustation et à l’explication du pourquoi et du comment d’un vin authentique comme nous aimons les faire à Haut-Lagrange.

Le repas s’est ensuite déroulé dans une ambiance très conviviale avec quelques vieux millésimes de Haut-Lagrange, l’après-midi a passé très vite et vers 16 heures, nous prenions nos fauteuils pliants avec une bouteille de 2005 pour s’installer en bordure de la route et voir passer la caravane et les coureurs, qui, eux, étaient attendus vers 17 heures.

Ce fût l’occasion d’une petite attraction pour le nombreux public présent, ces 3 messieurs « en goguette » avec un caméraman, un preneur de son et un régisseur qui les filmait sous tous les angles, qui c’est, pour qui, pour quoi ?...

Lorsque les coureurs sont passés, nous avons eu un commentaire en direct de la part de Walter, fort intéressant.

Pour fêter sa venue, outre quelques flacons de Haut-Lagrange, nous lui avons offert une bouteille de 1967 de la propriété de famille de l’époque, année au cours de laquelle il remporta une étape dans son premier Tour de France.

Une fois la voiture balais passée, nous sommes revenus voir à la maison, l’arrivée à la télévision, étape remportée par le britannique Mark Cavendish.

Ce fut un grand moment de convivialité partagé avec des personnes extrêmement sympathiques que ce soit ce grand champion qu’est Walter Goodefrot, Alain Bloekins et son épouse ou l’équipe qui tourna le reportage, et bien sûr, je n’oublie pas mon ami Bernard Sirot grâce à qui tout cela est arrivé et qui nous a accompagné toute l’après-midi malgré son emploi du temps fort chargé et un genou qui le portait mal.

Un extrait de l’émission qui est passé à 22heures le 23 juillet sur la chaîne VRT peut être visualisé grâce au lien suivant:

http://www.sporza.be/cm/sporza/videozone/MG_Tour/MG_vive_le_velo

puis il faut cliquer sur vrijdag 23 juli, puis choisir ' de tourddag van Waler Godefroot en Alain Bloeykens'.

Avec les sentiments les meilleurs de Francis Boutemy